À l’occasion de la sortie au cinéma de Spider-Man: Brand New Day, notre correspondant à Los Angeles, Frank Rousseau, a rencontré Tom Holland, l’acteur derrière l’homme-araignée. Une partie de l’interview a été publiée dans ton magazine. Tu en veux plus ? Voilà un petit bonus…
Yam Yam : Il paraît que tu as une peur bleue des araignées. C’est vrai ?
Tom Holland : Ce n’est pas une légende ! Même le mot « araignée » me fait bondir ! Ça a commencé quand mon ami Harrison a voulu qu’on aille dans une animalerie pour acheter une tarentule qu’on voulait appeler… Peter ! Quand j’ai vu la taille de cette bestiole avec ses pattes toutes velues, j’ai pris peur ! Finalement, on est repartis bredouilles ! Mais le pire, ce sont les mygales ! Là, je m’évanouis carrément !
Comment s’est passé le casting pour décrocher le rôle de Spider-Man ?
C’est la chose la plus stressante que j’aie jamais vécue. Quand j’ai appris qu’il y avait un casting, j’ai supplié mon agent : « Trouve-moi une audition. Laisse-moi leur montrer qui je suis !» J’ai dû envoyer des self-tapes*, puis passer 5 auditions physiques au Canada, en Irlande et en Belgique. À chaque fois, on me disait « Tu auras une réponse dans quelques jours ». Et ces « quelques jours » devenaient des semaines. Puis des mois. À force, ça use mentalement et émotionnellement. À un moment, j’étais persuadé que c’était terminé.
Mais c’est toi qui as été choisi ! C’est vrai que tu l’as appris sur Insta ?
Oui, ce jour-là, j’avais perdu au golf contre mon père (ce qui est toujours le signe d’une très mauvaise journée). Dépité, je faisais défiler Instagram sans vraiment regarder, quand Marvel a posté : « Découvrez le nouveau Spider-Man sur notre site. » Quand j’ai cliqué et que j’ai vu mon nom… tout s’est arrêté.
D’après toi, qu’est-ce qui a fait la différence avec les autres acteurs ?
Pendant l’audition finale, j’ai pris un risque : j’ai fait un salto pendant une scène. Chris Evans en a littéralement oublié sa réplique. Là, j’ai senti que quelque chose venait de basculer. Pas seulement pour ce rôle, mais pour toute ma vie.

Tu tiens à faire la plupart des cascades toi-même. Pourquoi est-ce si important pour toi ?
Spider-Man est un héros très physique, très instinctif. Il tombe, se relève, se fait mal, improvise. Quand c’est vraiment mon corps qui encaisse, qui trébuche, qui lutte, le public le ressent, même inconsciemment. J’ai été danseur, gymnaste, formé très jeune à la discipline du corps, à la précision du mouvement, au contrôle de la chute, mais les cascades sont extrêmement exigeantes, et parfois douloureuses.
Tu t’es déjà blessé ?
Oui ! Je me suis cassé le nez, et j’ai eu de sérieuses entorses. J’ai terminé des journées de tournage avec le corps littéralement épuisé. On répète souvent une scène pendant des heures pour quelques secondes à l’écran. Avec l’évolution des films, les séquences deviennent de plus en plus complexes, spectaculaires et dangereuses. Là, il faut savoir lâcher prise et faire confiance aux cascadeurs professionnels.
Avec ce quotidien hors normes, comment fais-tu pour garder un pied dans la réalité ?
Je peux compter sur ma famille. Je suis extrêmement proche de mes frères. C’est très rassurant de savoir que, quoi qu’il arrive, il existe un endroit où je peux revenir sans masque, sans posture, sans rôle à jouer. Avec eux, je ne suis ni Spider-Man ni acteur. Je suis juste Tom. Et ça, c’est précieux.
Tu en veux plus ? Si ce n’est pas encore fait, découvre la première partie de l’interview de Tom Holland et tout un dossier Spider-Man dans le numéro d’été de Yam Yam !
*Self tapes : auditions vidéo réalisées par les acteurs/actrices, puis envoyées aux directeurs de casting.
Merci,c’était très interessant !